Fastermarket

ed. Les Enfants Rouges

Une femme égorgée près du FASTERMARKET. Et alors ? Qui ça intéresse ?

Le Chef de la police et son adjoint enquêtent mais sans conviction, ils ont mieux à faire… Quant aux employés du supermarché, ils n’ont ni le temps ni l’envie de s’ émouvoir. Le commerce n’attend pas. A chacun sa vie, ses problèmes et ses vices. Les meurtres s’enchaînent, l’enquête piétine et tout le monde devient suspect.

Fort de son expérience dans la grande distribution, l’auteur, qui en garde quelques séquelles, décrit de façon cynique et absurde la vie des employés d’un supermarché et les dérives hiérarchiques de ce microcosme. En parallèle il dépeint le quotidien de policiers désengagés pour qui le salut est ailleurs. L’enquête sert de support à une chronique sociale désenchantée où aucun des personnages ne sortira indemne.

Graphiquement,  FASTERMARKET est le résultat d’influences diverses mais principalement américaines. Le trait est cerné et les couleurs sont franches. Des auteurs comme Chris WareDaniel Clowes ou Charles Burns sont naturellement des références. Mais ce sont aussi des séries animés tel King of the Hill, Ugly Americans, China IL ou même Futurama qui ont clairement marqué l’auteur.